BORIS MIKHAILOV- Promzona / Menʼs talk - EXPO

Par Laetitia Allal,

04 : Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 125 x 190 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele


Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 125 x 190 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele.

Quand j’entends le nom Boris Mikhailov, des photos me viennent en tête. Ces photos des gens de la rue. Ceux que la société a bannis, les suicidés de la société. La société soviétique ; des photos d’une irascible beauté. Indescriptible envie de dire que cela happe la conscience et claque notre inconscience.


Les Photos de Boris Mikhailov sont de la poésie en images, où sens et beauté se côtoient pour proposer une nouvelle esthétique. Depuis les années 60, dénoncer et révéler dans une société où les règles sont floutées … sans jamais se faire jeter en prison … Et tout ça sans tricher … en restant constamment ancré dans la réalité…

03 : Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 190 x 125 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele05 : Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 190 x 125 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele

Boris Mikhailov, Sans titre, série :"Promzona", 2011 Photographie couleur, 190 x 125 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris© Rebecca Fanuele


Promzona et Men’s Talk sont les deux dernières séries de Boris Mikhailov, et sont présentées pour la première fois en France à la Galerie Suzanne Tarasieve.

Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Men's talk", 2011 C-print / Photographie noir & blanc, 15 x 10 cm Courtesy Suzanne Tarasieve ParisBoris Mikhailov, Sans titre, série : "Men's talk", 2011 C-print / Photographie noir & blanc, 15 x 10 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris
Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Men's talk", 2011
C-print / Photographie noir & blanc, 15 x 10 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris

















Avec Men’s Talk (2011), Boris Mikhaïlov renoue avec son obsession de rendre hommage à ceux que la société traite en paria. Ici, le photographe met en avant la relation de deux hommes qui suspendent le temps de l’univers carcéral, en créant leurs codes propres. Privée de liberté, la condition humaine se joue entre 4 murs.

Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Men's talk", 2011 C-print / Photographie noir & blanc, 15 x 10 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris


Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Men's talk", 2011
C-print / Photographie noir & blanc, 15 x 10 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris

Quant à la série Promzona (2011), et pour l’appréhender mieux il faut s’impregner un peu de la genèse créative de l’artiste. Boris Mikhailov était ingénieur dans une usine de sa ville natale Kharkov, avant qu’on ne lui commande en 1966 des images sur l’usine. Il réalise le film, mais s’amuse en parallèle à photographier sa femme nue (Le nu en photo était strictement interdit sous l’URSS). Découvertes par le KGB, ces images furent confisquées. Viré. Il se consacrera dès lors à la photographie. Et avec la série Promzona, le passé semble se réconcilier avec le présent. Boris Mikhailov propose des clichés industriels, pris dans la région de Donetsk, bassin minier et industriel historique, pour une série d’une modernité déconcertante.

Déconcertante à l’image d’une œuvre puissante, paradoxale, terrible et flamboyante.

02 : Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 93 x 105 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele


Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011. Photographie couleur, 93 x 105 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele


GALERIE SUZANNE TARASIEVE
BORIS MIKAILOV
Promzona / Menʼs talk
18 octobre – 1 décembre 2012
7, rue Pastourelle
F-75003 Paris
t : + 33 (0)1 42 71 76 54
www.suzanne-tarasieve.com

Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011 Photographie couleur, 114 x 145 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele


Boris Mikhailov, Sans titre, série : "Promzona", 2011
Photographie couleur, 114 x 145 cm Courtesy Suzanne Tarasieve Paris © Rebecca Fanuele